Quatre "etarras" présumés et un Français transférés à Paris
PÂRIS (Reuters) - Un Français et quatre membres présumés de l'ETA, dont un des chefs historiques présumés de l'organisation séparatiste basque, arrêtés mardi et mercredi à Bordeaux ont été transférés à Paris vendredi en vue de leur mise en examen, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Javier Lopez Pena dit Thierry ou Zulos, présenté comme un chef de l'ETA par les autorités espagnoles, Jon Salaberria, Igor Suberbiola et une femme, Ainhoa Zaeta Mendiondo ont été conduits sous haute surveillance à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac avec un Français de 76 ans. Ce dernier est mis en cause pour avoir loué le logement que le quatuor occupait à Bordeaux.
Les cinq suspects ont embarqué à bord d'un petit avion spécialement affrété et ont ensuite été conduits dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste de la police (SDAT) à Levallois (Hauts-de-Seine).
Leur garde à vue a été prolongée. Ils doivent être présentés dans le courant du week-end à un magistrat instructeur anti-terroriste en vue de leur mise en examen, selon une source judiciaire.
L'enquête a été ouverte dans l'immédiat pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, usage de fausses plaques d'immatriculation en relation avec une entreprise terroriste, recel de vol en bande organisée.
Javier Lopez Pena et ses compagnons devraient faire l'objet d'une enquête française prolongée, après quoi une éventuelle demande d'extradition de l'Espagne pourra être mise éventuellement à exécution.
Une perquisition à Bordeaux en présence des suspects a permis de saisir des documents et des ordinateurs, des pistolets automatiques et du chlorate, pouvant entrer dans la composition d'explosifs.
Le ministre de l'Intérieur français a annoncé aussi que deux véhicules volés qui semblaient destinés à des attentats ont aussi été découverts.
Claude Canellas


