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Samedi 23 Août 2008
publié par Zelif dans: khiwani
Mardi 08 Juillet 2008

UPM : Issad Rebrab nommé vice-président du conseil de surveillance de l’Institut de Prospective de l’Union pour la Méditerranée

 Par Hayet Zitouni (Toutsurlalgerie)

 A quelques jours de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union pour la Méditerranée (UPM), les entreprises fondatrices de l'Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen (IPEMed) dirigée par le chercheur Jean Louis Guigou se sont constituées en conseil de surveillance et ont adopté une déclaration, engageant leur soutien à la démarche d'Union pour la Méditerranée. Le conseil de surveillance de l'IPEMed s'est réuni pour la première fois hier lundi 7 juillet. Son bureau est représentatif du principe de parité qui présidera à son développement. Présidé par Charles Milhaud, président du Groupe Caisse d'Epargne, il compte trois vice-présidents et d’abord Issad Rebrab, président du groupe Cevital, Gérard Mestrallet, président-directeur général de Suez et Tarik Sijilmassi, président du Crédit agricole du Maroc. Réunissant aujourd'hui un nombre de 16 entreprises du Sud et du Nord, le conseil de surveillance a pour objectif d'être force de propositions, d'échanges et créateur de relations économiques et d'affaires entre les deux rives de la Méditerranée.

www.toutsurlalgerie.com

publié par Zelif dans: khiwani
Mardi 08 Juillet 2008
UPM : Issad Rebrab nommé vice-président du conseil de surveillance de l’Institut de Prospective de l’Union pour la Méditerranée Par Hayet Zitouni (Toutsurlalgerie) A quelques jours de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union pour la Méditerranée (UPM), les entreprises fondatrices de l'Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen (IPEMed) dirigée par le chercheur Jean Louis Guigou se sont constituées en conseil de surveillance et ont adopté une déclaration, engageant leur soutien à la démarche d'Union pour la Méditerranée. Le conseil de surveillance de l'IPEMed s'est réuni pour la première fois hier lundi 7 juillet. Son bureau est représentatif du principe de parité qui présidera à son développement. Présidé par Charles Milhaud, président du Groupe Caisse d'Epargne, il compte trois vice-présidents et d’abord Issad Rebrab, président du groupe Cevital, Gérard Mestrallet, président-directeur général de Suez et Tarik Sijilmassi, président du Crédit agricole du Maroc. Réunissant aujourd'hui un nombre de 16 entreprises du Sud et du Nord, le conseil de surveillance a pour objectif d'être force de propositions, d'échanges et créateur de relations économiques et d'affaires entre les deux rives de la Méditerranée. www.toutsurlalgerie.com
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Mardi 08 Juillet 2008
PETITION du COMITE VERITE ET JUSTICE SUR L'ASSASSINAT DE LOUNES MATOUB Dix ans après le lâche assassinat de Lounès MATOUB, le 25 juin 1998, malgré des demandes de justice incessantes et une pression permanente de l'opinion nationale et internationale, les pouvoirs publics n'ont engagé aucune démarche susceptible d'aider à élucider le meurtre d'un symbole régional et national rebelle du long combat pour l'identité et la langue amazigh, la liberté et la démocratie en algérie. Loin s'en faut ! Le pouvoir n'a cesse de manœuvrer tour à tour à travers ses institutions de sécurité et l'appareil judiciaire et ses relais politiques locaux implantés en Kabylie pour tantôt désigner d'office le (s) assassin(s) par voie médiatique et extrajudiciaire et tantôt par l'intox à l'égard de sa famille, ses amis et de toutes les personnes éprises de justice pour faiblir les convictions et lasser par l'usure la population notamment la jeunesse dépossédée depuis 10 ans de son rare porte-voix et celui des démunis et des laissés pour compte. Dix après cet assassinat suivi d'émeutes ayant fait trois jeunes victimes, une audience pour traiter de l'affaire de l'assassinat de Lounès MATOUB est programmée dans l'opacité, en catimini, en pleine période estivale, par le tribunal criminel de la cour de justice pour le 09 juillet 2009 ; nous signataires du communiqué ci-dessus exigeons instamment la réouverture immédiate du dossier de l'affaire de l'assassinat de Lounès MATOUB : - Convoquer et auditionner tous les témoins oculaires et autres de l'assassinat ; - La reconstitution des faits en présence des témoins de la scène de l'assassinat ; - Confier l'étude balistique à un bureau d'experts indépendant ; - Convoquer toutes les personnalités et responsables politiques algériens auteurs de déclarations autour de l'assassinat. Comme nous demandons : - L'arrêt immédiat des pressions, intimidations et menaces à l'encontre des membres de la famille de Lounès MATOUB et de la fondation éponyme ; - La protection des témoins ; - La restitution des effets et objets personnels dérobés du véhicule de Lounès MATOUB après son assassinat. PREMIERS SIGNATAIRES : Nna Aldjia MATOUB , Malika MATOUB, Larabi ROUIFED (fondation MATOUB), Ferhat Mehenni (homme politique kabyle et chanteur), Abdenour ABDESLAM (écrivain),Professeur Mohand ISSAD (avocat),Me Rahem Kaci (avocat),Abdelhak Bererhi(CCDR),Ali Yahia Abdenour (fondateur et ex- président de la LADDH), Belaid ABRIKA ( Mouvement citoyen), TAKFARINAS (chanteur), Commandant Azzedine (CCDR), Bélaid TAGRAWLA ( artiste chanteur), Feroudja MOUSSAOUI (Collectif des femmes du printemps noir), Abdellah BENARBIA (avocat), Nacéra HEDDOUCHE (avocate), Touazi Louisa Malika( journaliste), Boudjemaâ GUECHIR ( pdt LADH), Chérifa KHEDDAR (pdt Association DJAZAOUROUNA),Madjid AIT MOHAMED(CDDR), Amirouche LAOUDI (fondation MATOUB),Si Mohamed Baghdadi(FSA), Chenounou Mohamed (médecin), Med Ameziane BACHTARZI (SG Fondation MATOUB),Mohammed HAOUCHINE (journaliste), , MAKHLOUFI Dalil (Président de l'association culturelle berbère Tagmats de Lyon), Ali MOUZAOUI (réalisateur), Mohammed GAYA (auteur), Djamel BENABI (journaliste), Moulay Chentouf (Militant MDS), , ,Lounès KHELOUI (chanteur), Hacène AHRES (chanteur),Said KHAZEM (chanteur), Said GADA (journaliste), Salem KLARI (journaliste), Lakhdar SIAD(journaliste),Mourad HAMAMI (journaliste),Hamid Amour (association Amgud),Kader LAZRI (pdt comité supporters JSK),Abdelhafid YAHA (officier de l'ALN,fondateur du FFS),Lhossaine AZERGUI (journaliste, Maroc), Touazi Louiza Malika (journaliste), Abdellah BENARBIA (avocat), Si Mohamed BAGHDADI (FSA), Nordine MEDROUK (Fondation MATOUB),Madjid Ait Mohamed (CCDR),Ferroudja MOUSSAOUI (CFPN), El Hachimi TOUZAN (Amusnaw), Ali GHERBI (Mouvement citoyen),Mustapha MAZOUZI (citoyen),Yahia TOUFIK (ingénieur), Ali MEZIANE (chanteur),Chafai BOUAICHE (journaliste),Mokrane Ait SAADA (cinéaste),Chérif AGGOUN (cinéaste),Ali ATTAB (cadre gestionnaire),Hamid GOUGUEM (universitaire),Hassina GOUGUEM (universitaire) ,Nordine MEZALLA (journaliste),Linda MEZALLA (enseignant),HICHAM Le HIC (caricaturiste),Said Kaced (citoyen), Makhlouf BESSA (médecin),Ahmed BENNABI (journaliste), Ali CHEBLI (journaliste),Ahcène CHERIFI (ex-détenu politique),Mahiout MERHAB (cadre associatif),Hocine BOUYEFLOU (PES),Smail MERABET (universitaire),Linda MERABET (universitaire),AIT RAMDHANE Ali (enseignant),Samir BEDDOUHANE (traducteur),Hocine REDJALLA (réalisateur),Association culturelle AGHBALOU,Association Tarwa N Gaya,Asso. AMUSNAW, Asso.Tarwa Umazigh (Béjaia),Djaffar ABDEDOU (coordinateur des associations culturelles amazighs de la wilaya de Bouira),Association TAGHARMA (Bouira),Asso. TADUKLI (Haizer),Ass. TIMLILIT (Bouira),Asso. TAGRAWLA (Béni Douala), collectif ITHRAN (Takerbouzt, Bouira),Asso. TANEFLIT (Draa El Mizan),Nehar amar (Président de l'association culturelle franco berbère Annemasse),Djemaoui Redouane ( Président de l'association culturelle berbere Imaziren Idhourar de Vaux en Vélin),Mammeri Mohamed(Président de l'association culturelle berbère stéphanoise),CHIBI Aomar( AKFADOU Production),Sihem Stiti (Chanteuse),Ferhat Iguercha (Chanteur), ,CHIBI Massinissa (Producteur),LAHLOU Thiremt (chanteur),AGRAW Boudjemaâ (Chanteur),Barrache Mohand (Président Taferka),KOULALI Kamel dit Kamal Tarwiht (Animateur BRTV),Karim AZUL (BRTV), Abdelkrim BENCHICOU (citoyen), Nacer Nait Ali chercheur, HAREB Khelifa Montréal Québec, Medjeber Smail, SHAMY artiste, écrivain, co-fondateur du groupe Les Abranis, Olivier Lecour GRANMAISON Universitaire Ecrivain, AMIAR HASSEN universitaire, Fayçal Métaoui, journaliste, M.Abdelkrim ( journaliste) Pour signer la pétition Matoub : comitematoub@yahoo.fr
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Lundi 16 Juin 2008
PAR BENJAMIN STORA

Les 28 et 29 et 30 mai 2008, de violentes émeutes ont éclaté dans la seconde ville d’Algérie, Oran. La relégation en seconde division du club de football de la ville, le MCO, a été le détonateur de l’explosion d’une colère nourrie par le chômage, la misère et la malvie. Les jeunes des différents quartiers, dont certains étaient encagoulés, s’en sont pris à plusieurs édifices publics, dont des agences bancaires. 70 policiers ont été blessés et 157 émeutiers ont été arrêtés. 84 personnes ont été gravement blessées.La population a été sommée de rester chez elle pendant que les affrontements éclataient dans toute la ville. Tous les magasins de la capitale de l’ouest algérien ont baissé rideau pendant 48h. C’est la plus grosse émeute depuis celle octobre 1988, qui avait emporté le système du parti unique, il y a tout juste vingt ans.Très vite, le ministère de l’Intérieur algérien s’est interrogé sur une éventuelle complicitéde ces personnes avec « d'autres parties étrangères ». La thèse du complot de l’étranger, inusable thème de propagande en Algérie, a refait surface, d’autant que d’autres émeutes se déroulaient dans une partie du pays, à Berriane.Des analystes, proches du pouvoir, ont invoqué l’irresponsabilité, l’attitude de victimes adoptée par la jeunesse, placée en situation de consommateurs, et non de citoyens. Ces observateurs ont réclamé moins de clientélisme d’Etat, et plus de responsabilité avec des valeurs morales transmises par l’école
Mais d’autres explications peuvent être avancées pour appréhender cette situation qui a vu des jeunes d’à peine 15 ans se lancer dans des émeutes.
DansLe Quotidien d’Oran, on peut lire : « Ce qui se passe dans notre pays est la remise en cause d’un système qui a dépossédé le peuple de son Etat, le privant du droit de citoyenneté. Ses désillusions sont amères et la colère à fleur de peau ».
Dans le même journal, Kamel Daoud écrit : « La Réconciliation nationale (il s’agit de l’amnistie ayant permis aux islamistes armés de réintégrer leurs vie antérieure) a «marché» pour les adultes pas pour leurs enfants. Elle est donc là, la génération de ceux qui sont nés durant les années 1990. Les enfants d'une guerre n'étant jamais des enfants, il ne faut pas s'étonner, aujourd'hui, de les voir nous revenir sous la forme d'une monstruosité, la nôtre. On a cru que l'on pouvait clore la décennie avec un référendum, une réconciliation entre survivants et en payant les plus récalcitrants. C'est donc faux. Pour les enfants des années 90, rien n'a donc été fait, ni narration assumée de l'histoire sale de cette époque, ni prise en charge pour leur reconstruire un univers habitable, ni rien qui puisse ressembler à une guérison. On peut toujours traficoter une réconciliation entre adultes, mais tout le monde sait que les enfants sont perspicaces, devinent le mensonge et savent le contourner ».
Le 31mai dans le quotidien El-Watan Chawki Amari note, sous le titre «Peuple sourd, Etat muet ». « Etrangement, le président de la République reste silencieux, absent, muet, comme non concerné par la situation, lui qui ne s’est pas adressé à son peuple depuis très longtemps ».
Silence du Président de la République algérienne, crise de la réconciliation nationale et résurgence de violence venant d’une jeunesse amnésique, mal vivre de la population et difficultés économiques, toutes ces raisons peuvent, bien sûr, être évoquer. A quoi, il faut ajouter celle des libertés publiques. Car au moment même où se développaient les émeutes de la jeunesse à Oran, se déroulait un autre événement qui allait davantage retenir l’attention des médias internationaux : l’arrestation de Habiba Kouider, interpellée la veille des émeutes, le mardi 27 mai. Cette jeune femme a comparu devant un tribunal pour « prêche d’un culte non musulman sans autorisation ». Elle avait été arrêtée dans un autobus en possession d’une dizaine de bibles. Depuis Février 2006 l’exercice d’un culte est conditionné à l’obtention d’une autorisation en Algérie, et les persécutions de Chrétiens se sont multipliées.
A ce propos, et concernant ce dernier fait, il faut signaler le signe d’espoir qu’est « l’appel à la tolérance et aux respects des libertés », publié par un groupe d’intellectuels algériens. Cet appel a recueilli plus de 2500 signatures. Dépassant leurs divergences, ils ont dénoncé les violations des libertés démocratiques, réaffirmé le droit de chacun de pratiquer le culte de son choix, ou de ne pas pratiquer, proclamant ainsi cette farouche volonté de vivre ensemble, dans le respect de chacun. Des dizaines de personnalités maghrébines, françaises et européennes ont soutenu cette initiative faisant de Habiba un symbole de courage et de liberté.
Il y a plus qu’une coïncidence de date entre l’émeutes des jeunes d’Oran et le procès de Habiba Kouider, car dans les deux cas il en va de l’espérance de vivre dans une société plurielle, et pouvant donner, à tous, espoir dans l’avenir. L’émeute d’Oran nous dit que 20 ans après octobre 1988, la question des espérances démocratiques reste toujours à l’ordre du jour en Algérie.


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